Pourquoi la supervision est le « super-pouvoir » (indispensable) de votre coach
L’image a fait sourire sur LinkedIn : moi, avec des lasers rouges sortant des yeux. Le jeu de mots était facile, je l’avoue : j’ai une « super-vision ». Mais derrière la plaisanterie se cache l’un des piliers les plus sérieux de mon métier de coach professionnelle.
On me demande souvent comment je choisis mes outils ou ma méthodologie. Mais il y a une question, beaucoup plus rare et pourtant essentielle, que vous devriez poser à n’importe quel accompagnant avant de vous engager : « Êtes-vous supervisé·e ? »
Voici pourquoi, pour moi, ce n’est pas une option, mais un engagement non négociable.
1. On ne coache jamais seul
Accompagner des humains sur des thématiques professionnelles, c’est plonger au cœur de sujets indissociables de leur identité, de leurs émotions et de leurs enjeux personnels.
En tant que coach, je ne suis pas une machine à résoudre des problèmes. Je suis une humaine qui accompagne d’autres humains. Rester seule avec les situations rencontrées, ce serait prendre le risque de manquer de recul, ou pire, de laisser mes propres « angles morts » interférer avec votre progression.
2. Qu’est-ce qu’on fait concrètement en supervision ?
Chaque mois, je rejoins mon superviseur et d’autres pairs pour un espace de réflexion profonde. Ce n’est pas une formation théorique, c’est une analyse de pratique. Nous y examinons :
Ma posture : Suis-je à la bonne place pour mon client ?
Mes angles morts : Qu’est-ce que je n’ai pas vu dans cette situation ?
L’éthique et le cadre : Est-ce que les limites déontologiques sont parfaitement respectées ?
L’effet miroir : Qu’est-ce que cette situation de coaching vient réveiller chez moi ?
3. Une protection pour vous, un gage d’humilité pour moi
La supervision est, avant tout, une protection pour les personnes que j’accompagne. C’est la garantie que mon travail est « audité » par un regard expert extérieur.
C’est aussi un exercice d’humilité. Accepter d’être supervisée, c’est admettre que l’on n’a pas la science infuse et que l’on continue d’apprendre, de questionner sa pratique et d’évoluer. Pour moi, c’est la définition même du professionnalisme et de l’intégrité.
« La supervision n’est pas une formalité administrative. C’est le laboratoire où se forge la qualité de votre coaching. »
En résumé
Si la supervision n’est pas encore exigée dans tous les métiers de la relation humaine, elle est pour moi un critère de sélection majeur. C’est ce qui transforme une simple discussion en un accompagnement structuré, sécurisant et transformateur.
Alors, la prochaine fois que vous rencontrez un coach, n’hésitez pas à lui demander : « Et vous, qui vous accompagne ? »
Vous souhaitez en savoir plus sur ma pratique ?
Je serais ravie d’échanger avec vous sur ma déontologie et la manière dont je sécurise mes accompagnements pour vous aider à atteindre vos objectifs.
