Coach, coaching, coaching professionnel : c’est quoi en vrai ?

coach coaching ou coaching professionnel : c'est quoi en vrai ?

Coach, coaching professionnel, coach certifié… On fait le point pour ne plus être perdu !

Si vous vous sentez un peu perdu au milieu de tous ces termes et que vous aimeriez enfin y voir clair, cet article (et la vidéo qui l’accompagne) est fait pour vous. Entre les modes et les abus de langage, le mot « coach » est aujourd’hui utilisé à toutes les sauces.

Remettons un peu d’ordre dans tout ça.

1. C’est quoi, au juste, un « Coach » ?

Saviez-vous que le mot « coach » vient du mot cocher ? Vous savez, la personne qui conduisait les diligences.

L’image est parfaite : un coach, c’est quelqu’un qui vous emmène là où vous voulez aller. C’est un peu comme un chauffeur de taxi. La première chose qu’il vous demande, c’est votre destination. Il ne décide pas du trajet selon ses propres envies ; il est au service de votre objectif.

Attention à ne pas confondre :

  • Le prof ou le formateur : Il a un programme, des connaissances et des techniques à vous transmettre. Il décide de ce que vous devez apprendre.
  • Le consultant ou le conseiller : Il analyse votre situation et vous donne ses conseils ou son expertise.
  • Le thérapeute : Il va souvent explorer le « pourquoi » en allant chercher dans le passé pour soigner ou comprendre.
  • Le coach : Il ne donne pas de leçons, il ne soigne pas. Il vous accompagne pour que vous atteigniez vos propres objectifs.

Si vous avez une expertise et que vous donnez des conseils, vous êtes peut-être consultante ou formatrice, mais ce n’est pas forcément du coaching !


2. Le Coaching Professionnel : une question de sphère

Maintenant qu’on a défini la posture, qu’est-ce que le coaching professionnel ?

C’est très simple : c’est du coaching appliqué à la vie pro. On y traite des sujets liés à la carrière, au management ou à l’organisation. On en entend beaucoup parler pour les dirigeants, mais cela s’adresse en réalité à n’importe quel professionnel.

Mon exemple : Je coache beaucoup de professionnels de la pédagogie (profs, formateurs). Comme nous travaillons sur leur vie professionnelle, je fais du coaching professionnel. À l’inverse, un « coach de vie » traitera de thématiques personnelles, et un « coach business » aidera un entrepreneur sur ses objectifs de croissance.


3. « Coach Professionnel » : attention à la nuance !

C’est là que ça se corse parfois. Il y a une différence entre faire du coaching professionnel et être un coach professionnel.

Une fois, j’ai rencontré une consoeur qui me disait : « Je suis coach professionnelle (car c’est mon métier certifié), mais je fais du coaching de vie (pas du coaching en entreprise). »

Ce qu’il faut retenir : Être un Coach Professionnel, c’est un gage de sérieux et de cadre. C’est quelqu’un qui :

  • A été formé dans une école de coaching.
  • Détient une certification (souvent reconnue par l’État via le RNCP ou par des fédérations).
  • Respecte une déontologie stricte.
  • Se fait superviser dans sa pratique.

Un coach professionnel peut donc choisir de faire du coaching professionnel, du coaching de vie, du coaching scolaire, du coaching d’orientation ou du coaching en entreprise. C’est le titre qui garantit sa posture et son professionnalisme.


En résumé, pour ne plus se tromper :

  • Un Coach : Il vous emmène là où VOUS voulez aller (ni prof, ni consultant).
  • Un Coach Professionnel : C’est un expert formé, certifié, supervisé et déontologique.
  • Le Coaching Professionnel : C’est la thématique (le monde du travail).

Et pour ma part ? Je suis une coach professionnelle qui fait du coaching professionnel !


Et vous, est-ce que cette distinction vous aide à mieux choisir votre accompagnement ? Dites-le moi en commentaire !

Envie d’un coaching ? Contactez-moi

Autre ressource sur ce thème :

Ep. 73 : Du coaching pour les profs ?

Ces 5 signaux montrent que le problème n’est pas ta motivation… mais ta satisfaction au travail

Pourtant, la satisfaction au travail est indispensable pour durer… surtout dans les métiers où l’on travaille avec de l’humain.

Tu peux aimer ton métier.
Être engagé·e, consciencieux·se, impliqué·e.
Et pourtant terminer tes journées avec un sentiment persistant d’insuffisance, d’insatisfaction.

La satisfaction au travail est indispensable pour durer…

Pas parce que la journée s’est mal passée.
Mais parce que, malgré tout ce que tu as fait, quelque chose ne se pose pas.

Ce ressenti est fréquent dans de nombreux métiers, en particulier ceux où l’on travaille avec de l’humain. Et il est souvent mal interprété.

Quand le problème n’est pas l’effort, mais ce qu’on ressent en fin de journée

Beaucoup de professionnels pensent que s’ils ne se sentent pas satisfaits de leur journée de travail, c’est qu’ils n’en ont pas fait assez.
Ou pas assez bien.

Alors ils s’investissent davantage.
Ils cherchent à améliorer encore.
Ils donnent plus.

Ils s’épuisent.

Mais le sentiment ne disparaît pas.

Dans mon travail de coaching, je retrouve très souvent les mêmes signaux, chez des personnes pourtant compétentes et engagées.

5 signaux fréquents d’un problème de satisfaction au travail

Ces signaux ne sont pas des diagnostics.
Ils sont des indicateurs.
Des indices que quelque chose mérite d’être questionné.

1. En fin de journée, tu vois surtout ce qui n’a pas été fait
Même quand beaucoup de choses ont avancé, ton attention se porte principalement sur ce qui manque encore.

2. Ce qui fonctionne te paraît “normal”
Les réussites, les moments fluides, les progrès passent rapidement au second plan, comme s’ils ne comptaient pas vraiment.

3. Tu te dis souvent “je pourrais faire mieux”
Mais rarement “c’était suffisant pour aujourd’hui”.

4. La remise en question est constante, mais fatigante
Elle ne t’aide pas à progresser sereinement, elle te maintient dans une exigence permanente.

5. Tu en fais toujours plus, sans jamais te sentir plus satisfait·e
L’effort augmente, mais le sentiment de compétence ou de fierté ne suit pas.

Pourquoi ces signaux sont si répandus dans certains métiers

Dans de nombreux environnements professionnels (comme pour les profs, les entrepreneurs), il n’existe pas de point clair où l’on peut se dire :
« Là, c’est bon. J’ai fait ce qu’il fallait pour aujourd’hui. »

Il est toujours possible d’améliorer, d’ajuster, de faire autrement, de faire plus.
L’exigence recule sans cesse.

Et quand les critères de satisfaction ne sont pas définis clairement, la sensation d’insuffisance finit par s’installer, même quand le travail est bien fait.

Un angle mort qu’on questionne rarement

Ce qui est frappant, c’est que beaucoup de professionnels savent définir des objectifs et des critères de réussite… pour les autres.
Mais très peu savent le faire pour eux-mêmes.

Ils avancent sans repères internes clairs.
Sans savoir à partir de quand leur journée pourrait être considérée comme satisfaisante.

C’est là que le décalage se crée.

Pourquoi c’est indispensable pour la motivation et l’énergie au travail

Sans satisfaction au quotidien, la motivation s’érode.
On se sent moins compétent·e.
Moins efficace.
Parfois même découragé·e, alors qu’on aime pourtant son métier.

Ce mécanisme n’est pas une question de fragilité personnelle.
Il est structurel, et il concerne beaucoup plus de personnes qu’on ne l’imagine.

🎧 J’explore ce sujet en profondeur dans un épisode de podcast, où j’explique :
– pourquoi la satisfaction n’est pas proportionnelle à l’effort
– pourquoi on perd ce sentiment même quand on est compétent·e
– et quelle question simple peut déjà changer la façon dont on vit ses journées de travail

👉 Écouter l’épisode :

Et si tu ressens le besoin d’être accompagné·e pour retrouver plus de clarté, de justesse et de satisfaction dans ton quotidien professionnel, c’est aussi un axe central du travail que je propose en coaching.

Enseignant épuisé : Comment retrouver l’équilibre, gérer sa charge mentale et éviter l’épuisement ?

Êtes-vous cette enseignante qui ne dort plus la nuit ou ce prof qui passe ses week-ends à corriger, et qui redoute le lundi matin ?

La fatigue des professeurs est un vrai sujet, souvent invisible dans les formations et les accompagnements traditionnels. Pourtant, elle est présente au quotidien, par pics selon les moments de l’année, et elle s’accumule au fil de l’année et des ans.

L’épuisement professionnel chez les enseignants est une réalité complexe et non une faiblesse personnelle. À l’heure où l’Éducation Nationale manque cruellement de professeurs épanouis, n’est-il pas temps de réfléchir à la façon de prendre soin de ceux qui sont là, et que l’on voudrait voir durer ?

Dans cet article, nous allons explorer les causes profondes de la charge mentale du professeur et voir sur quoi repose un équilibre vie pro/perso durable pour les personnels de l’enseignement.

Les multiples formes de fatigue spécifiques aux profs

Il est essentiel de nommer ce qui vous épuise pour pouvoir le gérer. La fatigue des profs n’est pas monolithique.

La charge de travail et la fatigue physique

Évidemment, la première cause est la charge de travail inquantifiable que peu de personnes extérieures au métier ne jauge réellement. À cela s’ajoute la présence physique continue et la gestion des besoins physiologiques : bon nombre d’enseignants peinent à trouver le temps d’aller aux toilettes, mangent sur le pouce, et boivent leur café froid. Être enseignant, c’est des journées continues épuisantes.

Le mari d’une coachée lui a dit un jour : “Quand je dois animer une heure de réunion dans la journée, je suis épuisé. Je réalise que toi, c’est comme si tu animais 6 heures de réunion, chaque jour de la semaine.”

La fatigue décisionnelle : Le coût de l’imprévu

Gérer une classe, c’est également gérer constamment des imprévus, des émotions, des demandes. Cela nécessite de prendre des décisions et de réajuster en permanence. Cette prise de décision constante (répondre à une question, gérer un conflit, adapter son cours en direct) crée une fatigue décisionnelle qui sature les ressources cognitives en fin de journée.

La fatigue relationnelle : le poids des interactions

Celle-ci pèse lourdement sur les relations professionnelles : avec les élèves, avec les collègues, avec les familles. La fatigue relationnelle est souvent le résultat d’une plus grande fatigue ou d’une ambiance de travail difficile. Combien de professeurs vont travailler avec la boule au ventre alors qu’ils aiment profondément leur métier ? Cette fatigue peut démotiver, donner envie de s’isoler, ou mettre de l’agacement et de l’irritabilité dans les échanges, altérant la qualité des relations prof-élève.

5 Piliers essentiels pour vaincre l’épuisement

Le problème, c’est que le rythme de vie des profs nuit à leur conscience de soi : ils sont tellement habitués à « tenir jusqu’aux vacances », à supporter, à mettre leurs besoins physiologiques de côté, qu’ils ignorent les signes et forcent jusqu’à l’épuisement.

C’est pourquoi il est essentiel de développer les compétences non pédagogiques qui soutiennent l’enseignant en tant qu’individu.

1. La connaissance de soi et des limites

  • Parce que vous ne pouvez agir que sur ce que vous identifiez. Le coaching commence toujours par là : apprendre à reconnaître ses propres signaux d’alerte (irritabilité, insomnie, désintérêt) avant qu’il ne soit trop tard. Connaître ses valeurs permet également de prendre des décisions alignées et moins fatigantes.

2. La conscience de soi en action

  • Pour sortir du mode pilotage automatique. Quand un élève vous irrite, la conscience de soi vous permet d’observer votre réaction au lieu de la subir. Cela réduit les dépenses d’énergie liées à la gestion d’une réaction émotionnelle incontrôlée.

3. L’Intelligence Émotionnelle et le cadre

  • Afin de transformer les émotions parasites en informations utiles. L’intelligence émotionnelle permet de décrypter les émotions des élèves (et des collègues) sans se laisser submerger. Elle est cruciale pour la gestion de classe difficile et la résolution de conflits.

4. Les compétences relationnelles

  • Puisque la fatigue relationnelle est l’une des causes majeures de l’usure. Savoir communiquer efficacement avec les parents (sans se sentir agressé), poser des limites claires avec les collègues, et établir une relation constructive avec les élèves permet de réduire considérablement la tension professionnelle.

5. L’organisation et l’équilibre de vie

  • Qui permet de sanctuariser son temps personnel. Il ne s’agit pas de travailler plus, mais de travailler mieux. Définir des priorités claires, apprendre des techniques pour optimiser son temps de correction ou de préparation, et surtout, fixer des heures strictes de déconnexion pour retrouver un équilibre vie pro/perso prof.

L’accompagnement : un levier contre l’épuisement

Vous avez mis en place plusieurs stratégies, mais vous sentez que les vieux schémas d’épuisement reviennent inexorablement ? C’est normal. Seul, il est difficile de changer durablement des habitudes ancrées par des années de surinvestissement.

Le mentorat et le coaching pour enseignants ne sont pas un luxe, mais une nécessité pour les professionnels qui souhaitent durer et s’épanouir. Il vous offre un espace sécurisé pour travailler sur ces 5 piliers, réinventer votre pratique et retrouver le sens de votre métier sans sacrifier votre bien-être.


le Coaching Individuel pour les profs

Pour les Professeurs : Si vous êtes prêt(e) à prendre votre bien-être en main et à transformer durablement votre quotidien, découvrez mon programme de coaching individuel pour enseignants. Offrez-vous la clarté et l’accompagnement personnalisé pour vaincre cette charge mentale et retrouver l’équilibre.

Pour les Établissements : Je propose également des ateliers et des formations sur mesure au sein des établissements scolaires pour améliorer le bien-être enseignant et renforcer la cohésion d’équipe.

→ Je sollicite une intervention pour mon établissement

Interventions et formations en établissements scolaires

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Améliorer le climat scolaire et le bien-être des professeurs

Le bien-être des professionnels est la première condition de la réussite des élèves. Face aux défis actuels (turnover, charge mentale, relations complexes), il est essentiel d’offrir à vos équipes des outils concrets pour consolider leur pratique, renforcer la cohésion d’équipe et prévenir l’épuisement professionnel.

Mes accompagnements – formations, coaching, codéveloppement – visent à soutenir la direction et les équipes pédagogiques pour agir durablement sur la qualité de vie à l’école et l’efficacité collective.

1. Optimisation de la pratique et de la posture professionnelle

Un enseignant qui se sent solide dans sa classe est un enseignant qui dure. Nos formations et suivis sont conçus pour agir directement sur les fondamentaux du métier, quel que soit le niveau d’expertise.

Formation & suivi individualisé : gestion de classe

Je vous propose une approche mixte unique : une alternance d’observations de classe (avec débriefing et feedback neutre) et d’entretiens individualisés. Ce dispositif permet de consolider la pratique, d’ajuster la posture éducative et d’améliorer concrètement la gestion de classe.

Afin de consolider et partager les acquis, des temps de formation collective ponctuent ces accompagnements, assurant ainsi un alignement de l’équipe.

Formation : développement des compétences relationnelles et émotionnelles

Les compétences psychosociales des professionnels sont la clé pour faire face à la complexité du métier. En collectif ou en individuel, développer son intelligence émotionnelle et ses compétences relationnelles permet d’améliorer la collaboration, d’apaiser les tensions et de renforcer le bien-être professionnel.

Ces compétences s’apprennent, se développent et s’affinent tout au long de la vie. Accompagner vos équipes dans cette dimension, c’est leur permettre de prendre du recul et d’être en capacité d’aider, à leur tour, les élèves à grandir socialement et émotionnellement.


2. Cohésion d’équipe et stratégie d’établissement

Un climat scolaire serein est la condition essentielle pour assurer de bonnes conditions de travail, le bien-être et l’épanouissement de tous. Un collectif enseignant soudé est un levier puissant pour y parvenir.

Stratégie d’équipe et climat scolaire

Développer une stratégie d’équipe, c’est créer un cadre cohérent, partagé et soutenant pour les enseignants, les personnels et les élèves. Nos interventions visent à renforcer la cohésion, la communication et la clarté des rôles au sein de l’établissement. En soutenant aussi bien la direction que les équipes, on agit durablement sur la qualité de vie à l’école.

Facilitation de groupes de codéveloppement

Les groupes de Codéveloppement Professionnel (selon la méthode A. Champagne et C. Payet) offrent un espace structuré d’échange, de réflexion collective et d’entraide. (Groupes de 4 à 10 personnes – autant de séances que de personnes). C’est un format puissant pour stimuler la créativité, l’innovation et le développement professionnel basé sur les problématiques réelles des participants.


3. Accompagnement individuel et outils de développement

Coaching des individus et des équipes

Le coaching professionnel s’adresse à toute personne évoluant autour des élèves : professeurs, personnels de direction ou d’encadrement, formateurs. Il permet de les aider à prendre du recul, fixer leurs propres objectifs et puiser dans leur potentiel pour faire émerger leurs propres solutions, en toute confidentialité.

Entretiens professionnels et feedback externalisé

Le feedback est un outil précieux pour progresser, renforcer l’engagement et prévenir l’épuisement. Pourtant, les temps d’échange sur la posture sont souvent insuffisants ou biaisés par l’aspect hiérarchique.

Externaliser les entretiens professionnels à un intervenant neutre permet d’instaurer un cadre sécurisant, confidentiel et bienveillant. Ces entretiens, axés sur l’écoute et l’évolution, deviennent un véritable espace de ressourcement.

Connaissance de soi et compréhension des élèves

Mieux se connaître, c’est mieux enseigner. Comprendre ses propres modes de fonctionnement et ceux des élèves permet d’ajuster sa posture, d’anticiper les tensions et de gérer la classe de manière plus apaisée. Mes interventions intègrent des apports sur les besoins fondamentaux des élèves, la motivation et la posture éducative.


Je suis votre partenaire pour une équipe pédagogique épanouie : demandez votre programme sur mesure

Chaque établissement est unique. C’est pourquoi tous mes accompagnements (formations, coaching, codéveloppement) sont construits sur mesure pour répondre aux défis spécifiques de votre équipe et de votre contexte local.

Contactez-moi pour échanger sur vos besoins et bâtir ensemble une intervention qui aura un impact réel et durable sur le bien-être de vos équipes et la réussite de vos élèves.

Le mentoring : un accompagnement expert et sur mesure pour analyser sa pratique

Emilie pendant une visio

Le mentoring est une forme d’accompagnement que je propose depuis plusieurs années, en complément du coaching. Il s’adresse à des professionnels de l’éducation, de la formation ou de l’accompagnement qui souhaitent analyser finement leur pratique, interroger leurs gestes professionnels, ou préparer une étape clé de leur parcours.

Contrairement au coaching, le mentoring permet des apports théoriques, des conseils issus de l’expérience, et une co-analyse structurée. Il s’adresse à toutes celles et ceux qui ont besoin de réponses plus précises ou d’un regard expert sur leurs pratiques professionnelles.


Mentoring ou coaching : quelles différences ?

Dans un accompagnement en coaching, je garde une posture strictement non directive : je vous accompagne par le questionnement, sans jamais apporter de contenu ni donner de conseils. L’objectif est de vous aider à clarifier, à faire émerger vos propres réponses et à renforcer votre autonomie.

Le mentoring, lui, repose sur une approche différente. Il s’agit d’un accompagnement dans lequel j’apporte aussi du contenu, des références, des retours d’expérience. Ensemble, nous analysons une situation ou une pratique de manière approfondie, et je mets à votre disposition mon expertise quand c’est pertinent.

Mais ma posture de coach reste bien présente : je questionne, j’aide à la clarification, je soutiens l’autonomisation. Le mentoring est donc un cadre souple mais exigeant, réservé aux situations où une analyse fine s’impose.


Quand proposer du mentoring ?

Je propose du mentoring dès lors qu’il y a des situations pédagogiques ou professionnelles à analyser en profondeur. Voici quelques exemples typiques :

  • Pour travailler une séance pédagogique ou améliorer une gestion de classe.
  • Pour accompagner les formateurs et formatrices dans leurs techniques d’entretien ou leur posture d’accompagnement.
  • Pour aider des enseignant·es à préparer un concours ou une certification : CRPE, CAPPEI en VAE, CAFIPEMF, ou un rendez-vous de carrière.
  • Pour affiner des choix professionnels, en particulier lorsqu’ils touchent à la posture, aux outils ou à la stratégie pédagogique.

Le mentoring permet de poser les choses à plat, de structurer une réflexion déjà engagée, et d’ancrer les apprentissages dans la pratique quotidienne.


Un accompagnement centré sur votre réalité professionnelle

Chaque séance de mentoring est construite en fonction de votre contexte, de vos objectifs, et du niveau d’analyse que vous souhaitez atteindre. Je m’appuie à la fois sur :

  • Mon expérience de terrain dans l’enseignement, la formation et l’accompagnement ;
  • Des outils d’analyse professionnelle, mobilisables selon les besoins ;
  • Une écoute active et un questionnement orienté vers la clarification, l’efficacité et l’autonomie.

Le mentoring est un espace de recul, de dialogue et d’expertise, pensé pour vous permettre d’avancer concrètement dans votre pratique.


Vous hésitez entre mentoring et coaching ?

Il est parfois difficile de savoir quel type d’accompagnement correspond le mieux à votre besoin. Pas de panique : nous en parlons ensemble. Une première prise de contact permet d’identifier si votre demande relève d’un coaching ou d’un mentoring.

Si vous souhaitez creuser une situationtravailler un point précis, ou vous appuyer sur un regard expert, le mentoring est probablement la voie la plus adaptée.

Développez vos compétences et enrichissez vos pratiques grâce au codéveloppement.

Le codéveloppement ?
Le codéveloppement, c’est l’opportunité de se réunir avec des collègues pour partager expériences, défis et idées. Dans un cadre bienveillant et structuré, chaque participant bénéficie du soutien et de la perspective de ses pairs pour trouver des solutions concrètes et avancer dans ses projets professionnels. C’est un cercle vertueux où l’entraide est au cœur de l’apprentissage.

D’où vient le Codéveloppement ?

Souvent appelé « CODEV », le codéveloppement est une méthode crée dans les années 80 par Adrien Payette et Claude Champagne au Canada. L’idée est de réunir un groupe de personnes qui partagent les mêmes problématiques professionnelles. L’objectif est de réfléchir en groupe sur des problématiques, des préoccupations ou des projets professionnels vécus et actuels. Le Codev permet à tous les participants de grandir mutuellement en partageant leurs expériences, leur expertise, leur créativité. Ils ont fondé la méthode en s’appuyant sur six principes* :

  1. La pratique a des savoirs que la science ne produit pas.
  2. Apprendre une pratique professionnelle, c’est apprendre à agir.
  3. Échanger avec d’autres sur ses expériences permet des apprentissages impossibles autrement.
  4. Le praticien en action est une personne unique dans une situation unique.
  5. La subjectivité de l’acteur est aussi importante que l’objectivité de la situation.
  6. Le travail sur l’identité professionnelle est au cœur du codéveloppement.

Comment se déroule une séance de Codéveloppement ?

Une séance de codéveloppement dure environ 3 heures. Durant ces trois heures, un sujet professionnel est traité de manière très structurée et cadrée par la facilitatrice.

Après avoir accueilli les participant·es et expliqué le cadre (engagement, respect, entraide, confidentialité), chaque personne présente son sujet (un projet, une préoccupation ou un problème). Un sujet est alors choisi parmi tous. La personne dont le sujet est choisi prend le rôle de « client » pour la session. Les pairs deviennent alors ses consultants.

Le processus commence alors : Clarification du sujet, formulation d’une demande au groupe, consultation des pairs, présentation d’un plan d’action, bilan de séance.

Les groupes de CODEV sont idéalement constitués de 6 à 8 personnes qui s’engagent à être présentes à toutes les séances. Le nombre de séances est égal au nombre de personne participant au CODEV puisque chacune aura l’occasion d’être cliente lors d’une séance.

Pourquoi je propose du Codéveloppement ?

J’aime particulièrement l’émulation créative qui se dégage des groupes de codéveloppement. C’est un véritable bouillonnement d’idées où chacun apporte sa pierre à l’édifice. Cette dynamique collective permet de développer de nouvelles perspectives et de trouver des solutions innovantes aux défis de l’enseignement.

Ce qui me fascine dans le codéveloppement, c’est la façon dont les participants apprennent les uns des autres et créent des liens forts. C’est un espace où l’on se sent écouté, compris et soutenu. Le codéveloppement favorise le développement de compétences psychosociales essentielles telles que l’écoute active, l’empathie et la collaboration.

J’ai été convaincue par les bénéfices du codéveloppement pour les enseignants. Ces espaces de co-construction permettent de développer de nouvelles compétences, de retrouver un sentiment de compétence et de créer un réseau de soutien..

*Source: PAYETTE, Adrien et CHAMPAGNE, Claude (1997). Le codéveloppement professionnel. Québec: Presses de l’Université du Québec. P.22-33.

3 habitudes qui nuisent à la durabilité* des profs … ♻️

(Ou comment faire en sorte que “TOUT” ne soit plus un problème)

*La durabilité des profs est un vrai sujet (les profs s’épuisent et se démotivent) …

𝟏) ⌛️ 𝐓𝐫𝐚𝐯𝐚𝐢𝐥𝐥𝐞𝐫 𝐬𝐚𝐧𝐬 𝐝𝐞́𝐭𝐞𝐫𝐦𝐢𝐧𝐞𝐫 𝐝𝐞 𝐥𝐢𝐦𝐢𝐭𝐞 (𝐝𝐞 𝐭𝐞𝐦𝐩𝐬, 𝐧𝐢 𝐝’𝐞𝐬𝐩𝐚𝐜𝐞).
Eh oui, le travail de prof n’a pas de limites claires. Le risque : travailler tout le temps, partout, jusqu’à “pas d’heure”. Vous commencez à travailler, vous savez TouuuuuuuuT ce que vous avez à faire et ne savez pas quand cela s’arrêtera. Le problème, c’est que plus on a de temps… plus on tend à en prendre. Et vous vous retrouvez à travailler tard/tout le temps… en ayant l’impression de n’avoir jamais terminé.

𝟐) 𝐀𝐭𝐭𝐞𝐧𝐝𝐫𝐞 𝐥𝐞𝐬 𝐯𝐚𝐜𝐚𝐧𝐜𝐞𝐬 𝐩𝐨𝐮𝐫 “𝐓𝐎𝐔𝐓” 𝐟𝐚𝐢𝐫𝐞 (𝐲 𝐜𝐨𝐦𝐩𝐫𝐢𝐬 𝐬𝐞 𝐫𝐞𝐩𝐨𝐬𝐞𝐫🫣).
Calés sur le calendrier scolaire, les profs n’ont pas le loisir de pouvoir poser de jours à leur guise. Comme vous travaillez énormément et que vous n’avez pas le temps de TOUT faire (voir point 1), vous reportez tout ce que vous n’avez pas le temps de faire sur les vacances pour faire face aux urgences du quotidien. Bien souvent, ce sont des choses importantes pour vous, …
Maiiis les vacances ne sont pas extensibles (vous le savez ça) et vous vous retrouvez à choisir entre vous reposer ou travailler ? Entre satisfaction et forme physique ?

𝟑) 𝐕𝐨𝐮𝐥𝐨𝐢𝐫 𝐓𝐎𝐔𝐓 𝐟𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐥𝐚 𝐦𝐞̂𝐦𝐞 𝐢𝐧𝐭𝐞𝐧𝐬𝐢𝐭𝐞́ 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐞 𝐬𝐢 𝐭𝐨𝐮𝐭 𝐚𝐯𝐚𝐢𝐭 𝐥𝐚 𝐦𝐞̂𝐦𝐞 𝐢𝐦𝐩𝐨𝐫𝐭𝐚𝐧𝐜𝐞.
Chaque jour de nouvelles choses s’ajoutent à votre to-do-list, de nouvelles demandes, de nouvelles idées,… Et comme me l’a dit une prof-coachée : le problème c’est que tout semble important et qu’on veut TOUT faire !
Sans réévaluer le degré d’urgence, sans prioriser vous pensez devoir TOUT faire, vous dites oui à TOUT et … TOUT vous ramène au point 1 puis au point 2.

Pour déjouer tout cela, j’ai créé le programme “équilibre” pour vous aider à :
➡ Trouver comment vous préserver et mieux gérer votre temps au quotidien (sans attendre les vacances…)
➡Retrouver la satisfaction du travail accompli (même si “TOUT” n’est pas fait)
➡Comprendre et dégommer ce “TOUT” pour qu’il ne pèse plus aussi lourd.

Si vous avez envie de travailler cela, contactez-moi !

Le codéveloppement

🤸🏽‍♀️Je me suis enfin formée au codéveloppement ! Après plusieurs années en avoir envie et à expérimenter des approches similaires, j’avais à cœur d’approfondir cette méthode pour l’ajouter à ma palette d’accompagnements.

Le codéveloppement ?
C’est une approche qui permet de réunir des personnes qui partagent des préoccupations/problématiques/projets similaires sur le plan professionnel. Grâce à l’intelligence collective permise par une méthode cadrante et sécurisante, chaque personne bénéficie d’une séance pour consulter le groupe afin de définir un plan d’action.
C’est un véritable cercle vertueux où chacun apprend et grandit, tant individuellement que collectivement

J’ai découvert le Codev’, il y a 4 ans en tant que participante. J’avais alors pu toucher du doigt la puissance de la méthode. Je ressentais le besoin d’approfondir l’approche, les enjeux de chaque étape pour être en mesure de devenir facilitatrice.

🤭Je suis convaincue que les professionnel·les de l’enseignement ont besoin de ces espaces et temps de co-construction. En m’y essayant sur des versions courtes, j’avais déjà pu constater à quel point cela contribuait à développer leur sentiment de compétence et leur redonne du pouvoir d’agir dans leur pratique.

🧠Ce qui me plait le plus, c’est l’émulation collective, le partage d’expérience et la démultiplication des idées qui naissent au fil du processus.

🤗Ce qui me fascine c’est la façon dont tous les participants apprennent et avancent ensemble et également individuellement,  quel que soit leur rôle dans la séance.

Je trouve que c’est une méthode qui permet de mobiliser et développer de nombreuses compétences psychosociales : savoir écouter, être assertif, se connaître, avoir une pensée créative, résoudre des problèmes …

Je remercie notre formatrice Odile Dufour qui a su animer avec dynamisme cette formation, expliciter les gestes professionnels nécessaires et les postures à adopter de chaque étape de la démarche en faisant du lien avec nos compétences de coachs. Je remercie également les membres du groupe qui ont rendu ces deux premières journées de formation agréables et riches en partages.


Dès 2025, je vous propose donc des groupes de codéveloppement. Cela vous intéresse ? Parlons-en !

Former des profs sans maitriser leur discipline ?

Former une prof d’espagnol sans parler un mot d’espagnol ? Challenge accepté ! 🇪🇸✨

À part quelques noms de passes de salsa et 2 mois de Duolingo, je ne parle pas du tout espagnol. (Team LV1 allemand 🙋‍♀️)

Et pourtant, cette semaine, grâce à l’organisme de formation Eduscopie, j’ai eu l’opportunité de former une professeure d’espagnol (ainsi que ses collègues d’histoire-géo, de physique-chimie et de technologie).

Comment ? En les accompagnant sur ce que j’adore : la gestion de classe, la pédagogie et les gestes professionnels. What else ? 😉

🎯 Aider à engager activement les élèves, maintenir l’attention, réguler, expliciter, faire des feedbacks, traiter l’erreur, organiser et planifier les apprentissages…

L’accompagnement dans une discipline qui n’est pas la mienne m’a permis de me décentrer du contenu pour me concentrer pleinement sur la mise en œuvre. (Bon, en vrai, je connais quand même la didactique des langues étrangères)

L’objectif : laisser aux enseignant·es leur place d’expert·es dans leur discipline (valorisation) et les aider à focaliser leur attention (et la mienne) sur les gestes professionnels et pédagogiques essentiels.

🗣️ Après les observations de classe : chaque enseignant·e bénéficie d’une heure de formation individuelle pour que j’adapte les apports à leurs besoins avant la journée de formation intra-établissement, où ils se retrouvent en équipe pluridisciplinaire.

De la maternelle au lycée, j’adore accompagner les enseignant·es en individuel ou en collectif sur toutes les questions de gestion de classe, et de pédagogie. Cela vous intéresse ?

💬 Discutons-en !

Mon premier livre : Gestion de classe, mode d’emploi ?

Récemment, une amie prof de longue date m’a dit :

« Mais Émilie, tu as écrit un livre ?! Comment ai-je pu passer à côté de cette information ? »


En effet, si je n’en (re)parle pas, on peut passer à côté de cette information. C’est d’ailleurs ce que je disais dans l’épisode 102 où je parlais de légitimité : si une personne fait des oeuvres d’art mais qu’elle ne les expose que dans sa cave, personne ne pourra deviner ses talents ni lui acheter ces oeuvres. Alors, peut-être devrais-je moi aussi sortir mon livre de ma bibliothèque de temps en temps ?

Il n’est pas toujours facile de s’exposer, de parler de soi, de ses réalisations, de ses projets. Et pourtant, c’est nécessaire. Hier, lors d’un bootcamp avec Elena Daskalaki, je me suis engagée à travailler sur le « faire savoir » pour oser parler davantage de ce que je propose, de ce que je réalise.

Je commence aujourd’hui en partageant avec vous le sommaire 😀. Et j’essaierai de partager de temps en temps un peu de son contenu.

📖 Si vous étiez en mesure de feuilleter le livre, quelle page iriez-vous consulter en lisant ce sommaire ?